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DISCOURS D’OUVERTURE DES ASSISES DU SPORT COMMUNAL DE DIASS

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Mbourtv – Sport : Discours du maire de Diass Mamadou Ndione.
Chers dirigeants de clubs, présidents d’ASC, responsables de zones, encadreurs, éducateurs et acteurs du mouvement sportif,

Chers jeunes,

Mesdames et Messieurs,

C’est avec un réel plaisir, mais surtout avec un profond sentiment de responsabilité, que je prends la parole à l’occasion de l’ouverture des Assises du sport communal de Diass.

Je voudrais, avant tout, vous souhaiter la bienvenue et vous remercier d’avoir répondu à notre invitation. Votre présence témoigne de l’intérêt que vous portez au sport et de votre engagement en faveur de son développement dans notre commune.

Si nous avons décidé d’organiser ces Assises, ce n’est pas simplement pour tenir une rencontre de plus, ni pour dresser une liste de doléances ou juxtaposer des revendications. Nous avons voulu créer un espace de dialogue, de réflexion collective et de propositions concrètes sur l’avenir du sport à Diass.

L’esprit de ces Assises doit être celui de l’écoute, du respect mutuel, du dépassement des intérêts particuliers et de la recherche de l’intérêt général.

Nous ne sommes pas réunis pour défendre uniquement nos disciplines, nos clubs, nos associations ou nos zones respectives. Nous sommes réunis pour penser ensemble le sport dans toute sa diversité et pour construire une ambition sportive commune.

Car le sport est bien plus qu’une activité de loisir ou une compétition. Il est un puissant facteur d’éducation, de santé, de cohésion sociale, de citoyenneté et d’épanouissement de notre jeunesse. Il apprend l’effort, la discipline, le respect des règles, le dépassement de soi et le vivre-ensemble.

C’est pourquoi la politique sportive d’une commune ne peut être réduite à la seule organisation des compétitions ou à la construction d’infrastructures. Elle doit s’inscrire dans une vision globale, cohérente et durable.

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais insister sur un principe fondamental : ces Assises sont des Assises omnisports.

Cela signifie que notre réflexion doit embrasser toutes les disciplines pratiquées dans la commune, sans exclusive et sans hiérarchie de considération.

Le football occupe naturellement une place importante dans notre paysage sportif. Il mobilise nos villages, nos quartiers, nos ASC et une grande partie de notre jeunesse. Mais le sport communal ne saurait se confondre avec le seul football.

Nous devons également accorder toute leur place au basketball, au handball, à l’athlétisme, au volleyball, aux arts martiaux, au cyclisme, aux sports de combat, aux sports scolaires et universitaires, ainsi qu’à toutes les autres disciplines qui existent ou qui pourraient se développer à Diass.

Notre ambition doit aussi porter sur les écoles de sport. Elles constituent un maillon essentiel de notre dispositif sportif. C’est dans ces structures que les enfants découvrent les disciplines, apprennent les fondamentaux, acquièrent les valeurs du sport et développent progressivement leurs aptitudes.

Nous devons encourager leur création, accompagner celles qui existent et veiller à ce qu’elles disposent d’un encadrement de qualité. Investir dans les écoles de sport, c’est préparer l’avenir, détecter les talents dès le plus jeune âge et offrir à notre jeunesse des espaces d’apprentissage, de discipline et d’épanouissement.

Une politique sportive ambitieuse doit savoir reconnaître les disciplines déjà structurées, accompagner celles qui émergent et créer les conditions permettant à de nouvelles pratiques de prendre leur place.

Notre ambition doit également intégrer les trois grandes dimensions du sport : le sport de masse, le sport associatif et le sport professionnel.

Le sport de masse, d’abord, parce que le sport doit être accessible au plus grand nombre. Il concerne les enfants, les jeunes, les femmes, les personnes âgées et les personnes vivant avec un handicap. Il doit permettre à chaque habitant de pratiquer une activité physique, indépendamment de son niveau, de ses moyens ou de ses ambitions compétitives.

Le sport associatif, ensuite, parce que nos ASC, nos clubs, nos écoles de sport et nos organisations constituent le socle de l’animation sportive locale. Ils assurent l’encadrement, la formation, la détection des talents et l’apprentissage de la vie collective. Ils méritent donc un accompagnement mieux structuré, mais aussi une gouvernance responsable, transparente et tournée vers les résultats.

Le sport professionnel, enfin, parce que nous devons aussi regarder vers l’excellence et la performance. Nos jeunes ont du talent. Certains peuvent accéder au haut niveau, représenter dignement notre commune et faire carrière dans le sport.

Et il y a une dimension à laquelle nous devons être particulièrement sensibles : le sport professionnel est aussi un formidable ambassadeur de l’identité d’un territoire. Lorsqu’un sportif originaire de Diass évolue au plus haut niveau, lorsqu’une équipe porte nos couleurs dans une compétition nationale ou internationale, c’est toute notre commune qui est représentée. C’est son nom, son image, son identité et sa fierté qui voyagent au-delà de ses frontières.

Nous devons donc réfléchir aux mécanismes de détection, de formation, d’accompagnement et de partenariat susceptibles d’ouvrir ces perspectives à nos jeunes.

Ces trois dimensions ne s’opposent pas. Elles sont complémentaires. Le sport de masse élargit la base de la pratique ; le mouvement associatif organise et encadre les talents ; le sport professionnel valorise l’excellence et contribue au rayonnement de notre commune.

C’est cette complémentarité que nous devons réussir à organiser.

Mesdames et Messieurs,

La commune a naturellement un rôle important à jouer dans cette dynamique. Mais elle ne peut, à elle seule, porter toutes les ambitions du mouvement sportif.

La Mairie doit être un partenaire, un facilitateur, un aménageur et un acteur de coordination. Elle doit contribuer à la mise à disposition d’infrastructures adaptées, encourager la pratique sportive, accompagner les initiatives pertinentes et favoriser les partenariats avec l’État, les fédérations, les entreprises, les organisations sportives et les partenaires au développement.

À ce propos, je voudrais évoquer une réalisation qui nous tient particulièrement à cœur : notre stade municipal.

Nous pouvons aujourd’hui être fiers de disposer d’un véritable bijou sportif, réalisé sur fonds propres de la commune, pour un investissement de près de 699 millions de francs CFA. Cet équipement, qui a bénéficié de l’homologation fédérale, constitue une avancée majeure pour le sport à Diass et ouvre de nouvelles perspectives à nos clubs et à nos sportifs.

Il est la preuve que, lorsque la volonté politique rencontre une gestion rigoureuse et une vision claire, une collectivité territoriale peut réaliser des investissements structurants au bénéfice de sa population.

Mais nous ne devons pas nous arrêter à cette réalisation. Notre ambition est de poursuivre l’effort et de doter progressivement la commune d’autres infrastructures sportives adaptées à la diversité des disciplines et aux besoins de nos populations.

Nous devons penser à des espaces de proximité, à des plateaux multifonctionnels, à des équipements permettant aux différentes disciplines de se développer dans de bonnes conditions. Il nous faudra mobiliser les ressources de la commune, mais également rechercher des partenariats et des financements complémentaires.

Car construire des infrastructures, c’est important ; mais les rendre accessibles, les entretenir et les faire vivre durablement est tout aussi essentiel.

La Mairie doit aussi contribuer à la formation des dirigeants, à l’amélioration de l’encadrement, à la promotion de la pratique féminine et à l’inclusion des personnes vivant avec un handicap.

Nous devons surtout réfléchir à la mise en place d’un modèle de club omnisports viable et pérenne, capable de fédérer plusieurs disciplines, de mutualiser les moyens, de renforcer les capacités de gestion et de mobiliser durablement les partenaires.

Il ne s’agit pas de créer une structure supplémentaire pour le simple plaisir de la créer. Il s’agit de réfléchir à un outil pertinent, adapté à nos réalités, porté par les acteurs concernés et capable de produire des résultats dans la durée.

Voilà pourquoi votre contribution est essentielle.

Les travaux qui s’ouvrent aujourd’hui doivent nous permettre de partager un diagnostic sincère de la situation du sport dans notre commune, d’évaluer les forces et les insuffisances de notre organisation actuelle, d’identifier les priorités et de formuler des propositions réalistes.

Je souhaite que chaque participant puisse s’exprimer librement, dans un esprit de responsabilité et de constructive contradiction. Nous devons pouvoir entendre les désaccords, confronter les idées et faire émerger des consensus.

Je voudrais également rappeler que ces Assises ne doivent pas être un événement sans lendemain. Leur valeur se mesurera moins à la qualité de nos discours qu’à notre capacité collective à transformer les recommandations en décisions, les décisions en actions et les actions en résultats visibles pour les populations.

La deuxième journée de nos travaux, prévue le 7 novembre, devra notamment nous permettre d’approfondir le rôle de la Mairie, de réfléchir au modèle de club omnisports et de dégager une synthèse des propositions issues de nos échanges.

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais terminer par une conviction : le sport est une richesse collective et son avenir ne peut être l’affaire d’un seul acteur.

Il appartient aux collectivités territoriales, aux associations, aux clubs, aux éducateurs, aux dirigeants, aux familles, aux partenaires privés et, naturellement, aux sportifs eux-mêmes.

Nous avons le devoir de faire de Diass une commune où chaque enfant peut découvrir une discipline, où chaque jeune peut trouver un cadre d’épanouissement, où chaque association peut être accompagnée dans son engagement et où chaque talent peut espérer progresser jusqu’au plus haut niveau.

Nous devons construire un sport qui rassemble nos villages, rapproche nos générations, valorise nos différences et renforce notre sentiment d’appartenance à une même communauté.

Je formule donc le vœu que ces Assises soient un moment de vérité, de lucidité et d’ambition. Un moment où nous saurons dépasser les habitudes, les cloisonnements et les intérêts particuliers pour faire émerger une vision commune.

Ne cherchons pas seulement à savoir ce que la Mairie peut faire pour le sport. Réfléchissons ensemble à ce que nous pouvons faire, chacun à notre niveau, pour faire avancer le sport dans notre commune.

Car le sport de Diass ne doit appartenir ni à une discipline, ni à une association, ni à une génération. Il doit être l’affaire de toute la commune et une fierté pour tous ses habitants.

Notre stade municipal est un symbole de ce que nous pouvons accomplir ensemble. Nos écoles de sport doivent être les pépinières de nos futurs champions. Nos associations doivent être les forces vives de notre mouvement sportif. Et nos sportifs de haut niveau doivent devenir les ambassadeurs de nos couleurs et de notre identité.

Faisons de Diass une commune où le sport se pratique partout, où tous les talents peuvent éclore et où nos couleurs sont fièrement défendues, du terrain de proximité aux grandes compétitions.

Que ces Assises ne soient pas seulement un rendez-vous de réflexion, mais le point de départ d’un engagement collectif renouvelé. Que nous en sortions avec une vision, des priorités, une méthode et surtout la volonté de passer à l’action.

C’est ensemble, dans la concertation, la solidarité et la responsabilité, que nous bâtirons un mouvement sportif mieux organisé, plus inclusif, plus performant et durable.

Le sport est une école de vie. Faisons-en aussi une école de citoyenneté, un instrument de cohésion et un levier de rayonnement pour Diass.

Sur ces mots, je déclare officiellement ouvertes les Assises du sport communal de Diass.

Je vous remercie de votre aimable attention et vous souhaite d’excellents travaux.

 

Mamadou NDIONE 

Maire de DIASS 

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